Le taux de létalité est la proportion de décès liés à une maladie ou à une affection particulière, par rapport au nombre total de cas atteints par la maladie ou concernés par la condition particulière (par exemple : exposition à un risque naturel ou industriel).
La méthode la plus simple est de diviser le nombre de morts liés à la maladie par le nombre total de personnes infectées pour une région ou un pays donné.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS en français, WHO en anglais) fait ainsi.
Il s’exprime soit comme un nombre allant de 0 à 1 soit par un pourcentage entre 0 % et 100 %.
Le taux de létalité est un indicateur de la gravité de la maladie, de la qualité des soins et des conditions particulières auxquelles est soumise la population concernée.
L’adjectif du nom « la létalité » est « létal, létale ». Exemple : une arme à feu est la plupart du temps une arme létale, ce qui signifie qu’elle provoque (provoquer, la provocation) la mort.
On ne doit pas confondre le taux de létalité avec le taux de mortalité qui exprime le rapport du nombre de décès (toutes causes confondues) dans une population et pendant une période donnée sur l’effectif de la population pendant ladite période.
Le taux de mortalité brut est le rapport du nombre de décès durant une période donnée sur la population en milieu de période.
Le taux de mortalité spécifique est le rapport du nombre de décès attribuables à une maladie sur la population en milieu de période.
Attention, le taux de prévalence est différent.
En épidémiologie, la prévalence est une mesure de l’état de santé d’une population, dénombrant le nombre de cas de maladies, à un instant donné ou sur une période donnée. Pour une affection donnée, on calcule le taux de prévalence en rapportant ce nombre à la population considérée. Le taux de prévalence est une proportion (exprimée en pourcentage).
On parle de prévalence instantanée lorsqu’on dénombre les malades à un instant donné. C’est l’acception habituelle du terme.
On parle de prévalence sur un temps donné (mois, année, etc.) lorsqu’on dénombre les personnes qui ont été malades sur l’ensemble de la période retenue et non plus à un moment précis de cette période.
On parle de taux de prévalence vie-entière (au cours de l’existence) lorsqu’on estime la proportion de personnes qui au cours de leur vie sont atteintes par une pathologie spécifique.
Attention à ne pas confondre avec le taux d’incidence.
Il ne faut pas confondre prévalence sur une période donnée et incidence sur la même période. En effet, l’incidence annuelle (ou mensuelle) ne tient compte que des nouveaux cas par an (par mois), alors que la prévalence annuelle (ou mensuelle) s’appuie sur le nombre total de cas présents, c’est-à-dire ceux déjà présents plus ceux incidents. Ainsi la prévalence annuelle est toujours supérieure à l’incidence annuelle.
Si la prévalence est faible (P < 5 %), alors la relation entre incidence et prévalence sur la même période est P = I × D avec P = la prévalence, I = l’incidence, D = la durée moyenne de la maladie.
Attention à ne pas confondre avec le taux de morbidité.
Le taux de morbidité est le rapport qui mesure l’incidence ou la prévalence d’une certaine maladie, en épidémiologie.
Pour une période donnée ( un an), ce taux est le rapport entre le nombre de personnes atteintes et la population totale considérée.
Cela donne un nombre de cas par habitant, qu’on ramène en général à 1 000, 10 000 ou 100 000 habitants afin de ne pas utiliser de trop petits nombres.
Si le numérateur est le nombre de nouveaux cas sur la période, on parle de « taux d’incidence », alors que si c’est le nombre total de cas (nouveaux ou non), on parle de « taux de prévalence ». Le taux de prévalence est ainsi toujours supérieur au taux d’incidence.
