Français médical : le vocabulaire de la radiologie interventionnelle, Par le Prof Vincent

Voici quelques cas médicaux en radiologie interventionnelle, avec un vocabulaire médical adapté. Pas facile pour les non initiés, c'est normal, c'est une langue spécifique. Mais ce type d'exercice est nécessaire pour nos étudiants des secteurs médicaux ! Bienvenue aux questions !

🩺 Radiologie interventionnelle : une spécialité clinique à part entière.

Longtemps perçue comme un simple prolongement de l’imagerie diagnostique, la radiologie interventionnelle (RI) est aujourd’hui une discipline médicale complète, intégrée au parcours de soins du patient.
Exemple : une prise en charge pour consolidation osseuse dans un contexte oncologique.
🔹 Validation en RCP pluridisciplinaire avec chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes, médecins de la douleur… et radiologue interventionnel dès le début.
🔹 Consultation pré-opératoire systématique au moins 7 jours avant, pour informer, recueillir le consentement et respecter un temps de réflexion.
🔹 Choix sur mesure de l’anesthésie (générale ou locale), en fonction du geste et du profil du patient.
🔹 Explication claire de l’intervention, souvent appuyée par des modèles 3D ou des dessins, pour permettre une meilleure compréhension.
🔹 Suivi post-intervention immédiat : premier lever, vérification de l’absence de saignement au point de ponction, contrôle neurologique, planification de la consultation de suivi.
🔹 Et bien sûr : prise en charge des complications quand elles surviennent.
🎯 La RI ne se limite plus au plateau technique. Elle s'inscrit dans une démarche clinique complète, au même titre que les autres spécialités interventionnelles.

Voici quelques cas avec le vocabulaire utilisé :

Fistule artérioveineuse de dialyse

- Patient de 56 ans avec une fistule artérioveineuse radiocéphalique antébrachiale distale, adressé pour une suspicion de thrombose

- Plusieurs antécédents d'angioplasties (la dernière il y a 3 mois)

- Cliniquement la fistule est dure, battante, sans thrill à partir du coude

- L'échographie confirme la suspicion de thrombose avec une thrombose longue sur l'ensemble du bras, étendue du plis du coude jusqu'à la crosses céphalique

- Mise en place d'une anticoagulation active

- Décision collégiale (néphrologue, radiologue, chirurgien vasculaire) de tenter une thrombectomie/angioplastie endovasculaire en 1ère intention, en urgence

- Geste sous anesthésie locale en salle de cathétérisme

- Abord veineux 6F antérograde par la veine céphalique antébrachiale

- Angiographie initiale confirmant la thrombose de la veine céphalique brachiale (fig. 1)

- Réalisation de plusieurs manoeuvre d'aspirations, de fragmentations des caillots. Réalisation de plusieurs angioplasties jusqu'à 6mm (ballon MUSTANG Boston Scientific) au niveau d'une sténose à mi bras (la cause de la thrombose !)

- Nouvelles angiographies montrant une restauration du flux (fig. 2, fig. 3) avec un caillotage résiduel, et une sténose insuffisamment dilatée

- Nouvelles aspirations et angioplasties jusqu'à 9mm de la sténose

- Angiographies de contrôle montrant un résultat satisfaisant avec un flux correct sans caillotage et sans sténose résiduelle (fig. 4, fig. 5)

- Echographie de contrôle confirmant un résultat satisfaisant : débits à 1,3 L/min, IR à 0,54, veine de drainage perméable sans sténose

- Cliniquement la fistule thrill, sans anomalie.

Autre cas :

Radiologie interventionnelle et oncologie osseuse : quand innovation rime avec espoir

À l’Institut Paoli-Calmettes, nous avons récemment pris en charge une patiente de 65 ans suivie pour un sarcome indifférencié de la cuisse droite, initialement traité par chimiothérapie et chirurgie.

Au décours, elle a présenté une récidive osseuse en regard de l’aile iliaque gauche associée à des métastases pulmonaires.

En juillet 2024, une première ostéosynthèse cimentée de l’aile iliaque gauche a été réalisée à visée de consolidation préventive, suivie d’une radiothérapie antalgique.

Malheureusement, l’évolution fut péjorative : envahissement musculaire gluteal et iliaque, fracture déplacée de l’aile iliaque, déscellement de la vis cimentée, douleurs mécaniques et inflammatoires majeures, résistantes aux morphiniques.

Après concertation pluridisciplinaire et en l’absence d’alternative chirurgicale ou de radiothérapie, la patiente est orientée en radiologie interventionnelle.

Au préalable, et en raison du souhait de la patiente de pouvoir remarcher un jour, une consultation de radiologie interventionnelle longue et éclairée est réalisée auprès de la patiente mentionnant notamment: les risques de la procédure à type d’atteinte du nerf crural (déficit moteur et sensitif), de déplacement secondaire et de surinfection de la zone de cryothérapie.

En mars 2025, lors d’une même séance, sous anesthésie générale, nous avons réalisé :

• Le retrait de la vis descelée sous quidage scanographique et fluroscopique sur tige de Kirschner

• Une nouvelle ostéosynthèse cimentée à l’aide de deux vis cimentées par voir trans-sacro iliaque

• Une cryothérapie à visée de « débulking tumoral » guidée par imagerie, après hydro-dissection protectrice du nerf crural.

Prescription d’une corticothérapie pendant une semaine, avec décroissance.

Pas de verticalisation pendant 15 jours et anticoagulation préventive.

Monitorage antalgique par l’équipe de lutte contre la douleur de l’IPC.

À un mois, puis trois mois :

• Diminution nette des douleurs, tant sur le versant mécanique qu’inflammatoire

• Réduction significative des doses de morphiniques,

• Reverticalisation prudente à J15 puis reprise progressive de la marche à l’aide de séances de kinésithérapie adaptées,

• Et surtout… réponse métabolique complète sur le TEP-TDM, avec début de cal osseux !

À noter : une réduction en taille des localisations pulmonaires, laissant envisager un possible effet abscopal post-cryothérapie.

Ce cas illustre le rôle central et complémentaire de la radiologie interventionnelle dans la prise en charge des pathologies oncologiques complexes, même à un stade avancé.

Merci à l’équipe pluridisciplinaire impliquée dans cette prise en charge.

Autre cas :

Drainage biliaire et biopsie sous guidage radiologique

Patiente avec antécédents d’adénocarcinome pancréatique céphalique métastatique hépatique, présentant une dilatation des voies biliaires intrahépatiques, un ictère et une élévation de la bilirubine.

Absence de réponse histologique récente, nécessitant drainage et biopsie.

Technique réalisée sous anesthésie générale :

• - Ponction échoguidée des voies biliaires proximales

• - Cholangiographie diagnostique confirmant une sténose de la voie biliaire principale

• - Ponction distale au segment V avec set de microponction, échange et mise en place d’un désilet 8F

• - Réalisation de multiples biopsies de l’obstacle tumoral avec pince endobiliaire, envoi en anatomo-pathologie

• - Franchissement puis dilatation de la sténose au ballon 10x40 mm

• - Pose d’une prothèse métallique 10x80 mm (DiMedCare )

• - Contrôle cholangiographique retrouvant un drainage satisfaisant

• - Mise en place d’un drain interne-externe de sécurité, fixation cutanée et connexion à poche

• - Retrait du drain 48h après, après contrôle cholangiographique satisfaisant

Évolution :

Disparition de l’ictère, normalisation de la bilirubine, reprise du traitement systémique et amélioration de la qualité de vie. Prévention du risque d’angiocholite.

Ce cas illustre l’importance de la radiologie interventionnelle dans la prise en charge palliative des patients oncologiques, en assurant à la fois un drainage biliaire efficace et un diagnostic histologique essentiel à l’orientation thérapeutique.

Autre cas :

Septième jour du hashtag#RIchallenge – Les biopsies : le pain quotidien du hashtag#RIpédiatrique qui sauve des vies

Les biopsies guidées par imagerie sont une pierre angulaire de la radiologie interventionnelle pédiatrique.

Souvent considérées comme des procédures simples ou de routine, elles sont pourtant essentielles pour le diagnostic tumoral.

Les tumeurs pédiatriques nécessitent plus de tissu que celles de l’adulte, notamment pour le profilage moléculaire et la stratification du risque (ex. : statut N-myc dans le neuroblastome). Nous réalisons fréquemment jusqu’à 15 carottes avec une aiguille 18G en technique coaxiale.

Les masses médiastinales présentent un risque élevé — les enfants peuvent se décompenser rapidement. Lorsqu’ils arrivent avec une dyspnée, la masse comprime souvent la trachée ou la VCS, rendant l’anesthésie et le positionnement complexes.

Une coordination multidisciplinaire, en particulier avec les anesthésistes, est indispensable pour la sécurité du patient. En cas de suspicion de lymphome ou de leucémie, un prélèvement de liquide pleural ou ascitique pour la cytométrie en flux peut parfois suffire, évitant une biopsie de masse.

Notre équipe RIpédiatrique assure un service d’astreinte 24h/24, 7j/7 — y compris de nombreux vendredis soirs et week-ends ! Dans la même session, nous posons souvent une voie veineuse centrale de longue durée, permettant de commencer le traitement dès que le diagnostic est posé, tout en limitant les anesthésies répétées.

Depuis la mise en place du service RIpédiatrique, nous avons divisé par deux le délai médian entre l’admission et le début de la chimiothérapie !

Pour les lésions difficiles d’accès ou à haut risque, nous utilisons l’aiguille “Gangi” (coaxiale avec stylet à ressort), conçue par le Pr Gangi Afshin.

Pour plus d’astuces techniques, le Dr Roberto Luigi Cazzato, MD, PhD de l’équipe de CHRU de Strasbourg - Hôpitaux Universitaires de Strasbourg partage son expérience au hashtag#CVIR :

Autre cas :

Patiente de 68 ans, hospitalisé en réanimation pour instabilité hémodynamique avec signes de choc.

Scanner en externe : Hématome sous-capsulaire hépatique (signe de la flèche verte) et blush artériel du segment IV (signe de la flèche bleue) sur lésions hépatiques multifocales évocatrices de CHC.

Décision d'embolisation en radiologie interventionnelle.

Sous anesthésie locale et guidage échographique, abord fémoral commun gauche pour introducteur 5F.

Cathétérisme du tronc cœliaque puis de l'artère hépatique commune à la sonde Cobra 5F.

Angiographie 2D et CBCT permettant de bien visualiser la lésion du segment IV avec saignement actif en angiographie et au moins 3 afférences lésionnelles venant de la branche gauche.

Microcathétérisme au microcathéter Progreat 2.8 de la branche gauche de l'artère hépatique.

Embolisation sélective aux microparticules 500-700 µm de la lésion du segment IV jusqu'à dévascularisation.

Retrait du matériel, angioseal 6F au point de ponction, décubitus dorsal sans flexion de cuisse pendant 4h. Pansement sec 24 heures.

Suites favorables avec stabilité hémodynamique en fin de procédure et sevrage en amines. Sortie de réanimation à J1.

Autre cas :

Radiologie interventionnelle et implants interépineux : une alternative mini-invasive dans l’instabilité lombaire et le canal lombaire étroit

Chez certains patients, opérables sur le papier mais fragiles dans la réalité comorbidités, âge avancé, refus d’anesthésie générale ou d’un long arrêt de vie active l’intervention chirurgicale classique pour traiter un canal lombaire étroit ou une instabilité rachidienne devient une épreuve souvent redoutée, voire refusée.

Dans ce contexte, les implants interépineux percutanés avec fixation derniere generation 2.0 apparaissent comme une alternative précieuse.

Réalisés sous guidage scanner et scopie par voie postéro-latérale ces dispositifs permettent :

* de restaurer un espace interépineux rétréci faire une ligamentotaxie et elargir les foramens

* de stabiliser un segment mobile pathologique**,

* et de soulager les douleurs lombaires et radiculaires..

La procédure se déroule sans incision musculaire significative. L’ancrage dans l’os spongieux des apophyses épineuses assure une fixation durable, imitant une arthrodèse , sans en subir les conséquences invasives.

Réduire l'antelisthesis cf images

Résultat : une amélioration rapide de la marche chez des patients qui ne pouvaient faire que quelques mètres, un soulagement net des douleurs et une reprise d'autonomie.

Ce geste, encore peu diffusé, mérite d’être connu, enseigné et discuté. Il témoigne de l’élargissement du champ de la radiologie interventionnelle vers une prise en charge fonctionnelle, personnalisée, et tournée vers la qualité de vie.

À une époque où la médecine doit s’adapter aux limites physiologiques, sociales et psychologiques des patients, ces solutions sur-mesure ont toute leur place.

Autre cas :

🗓️ Pour ce 8ème jour du RIchallenge, l'équipe de radiologie interventionnelle du CHU de Brest vous propose une prise en charge simple mais efficace pour traiter les douleurs invalidantes pelviennes.

🎯 Contexte de néoplasie vulvaire avancée occasionnant des douleurs intenses, morphino-résistantes devenues insoutenables pour la patiente.
Pas de bloc test réalisé dans ce cas après discussion avec la patiente afin de limiter les mobilisations compte-tenu de l’intensité des douleurs et des limitations dans l’installation sur une table de scanner peu confortable malgré la mise en place de cale de positionnement en mousse.

💉 Deux sites d’injection ont été réalisés afin de maximiser l’efficacité
📌 Plexus inter-iliaque (nerfs pré-sacrés)
- Positionnement d’une aiguille spinale 22G sur le versant antéro-latéral des vertèbres L5-S1 en arrière des vaisseaux iliaques
- Administration d’un mélange produit anesthésiant-contraste afin de vérifier l’espace de diffusion et l’absence d’injection dans une structure vasculaire
- Neurolyse à l’éthanol

📌 Ganglion Impar
- Positionnement d’une aiguille spinale 22G en avant du coccyx
- Administration d’un mélange produit anesthésiant-contraste afin de vérifier l’espace de diffusion (proximité avec la face postérieure du rectum)
- Neurolyse à l’éthanol

Dans les jours qui ont suivi le traitement, franche amélioration de la symptomatologie ayant permis de diminuer fortement les doses de morphine et ainsi les complications associées à ce type de traitement dont, la constipation, les effets sur le système respiratoire, les nausées et vomissements.

Encore un exemple de la place de la radiologie interventionnelle à toutes les étapes de la prise en charge d’un patient.

Autre cas :

La radiologie interventionnelle, c’est aussi de l’activité d’urgence.

🩸 Cas 1 (fig. 1-4) : patiente de 39 ans avec hémoptysie massive. Le scanner thoracique révèle une pneumopathie nécrosante du lobe inférieur droit (mucormycose) compliquée d’un pseudoanévrisme de 45 mm responsable du saignement.
👉 Embolisation par plug, coils et colle. Le contrôle final montre l’exclusion complète du pseudoanévrisme et des branches de la pyramide basale droite.
👉 Une bilobectomie chirurgicale a été réalisée secondairement.
🩸 Cas 2 (fig. 5-7): patiente de 26 ans présentant, au moment de l’accouchement, la rupture spontanée d’un anévrisme de l’artère rénale gauche jusque-là inconnu.
👉 Scanner en urgence : hématome rétro-péritonéal + anévrisme rompu. Transfert en extrême urgence à Avicenne depuis une maternité voisine.
👉 À son arrivée : 8 mg/h de noradrénaline. Embolisation de l’anévrisme à la colle. Noradrénaline réduite à 0,3 mg/h dans l’heure suivante.
👉 Reprise en RI quelques heures plus tard pour récidive après levée du vasospasme → nouvelle embolisation.
👉 Néphrectomie secondaire. Aujourd’hui, la patiente va bien, sans insuffisance rénale. Les bébés aussi.
🩸 Cas 3 (fig 8 et 9): femme de 68 ans, découverte d’un anévrisme sacciforme de 4 cm à l’origine de l’artère hépatique propre, thrombose partielle du sac.
👉 Présente une hémobilie avec fistulisation dans les voies biliaires et cholestase aiguë.
👉 Arrêt cardiaque à l’installation sur la table, récupéré par massage et transfusion massive.
👉 Embolisation en urgence par coils et colle, avec exclusion de tout le réseau hépatique artériel. !!! un geste à haut risque mais qui a été nécessaire face à l’arrêt circulatoire, afin de sauver la patiente.
👉 4 mois après : patiente vivante, en cours de suivi pour cholestase anictérique résiduelle.

Autre cas :

Embolisation d’une fistule splénique

Patiente de 40 ans. Douleurs dorso-lombaires, asthenie.
Découverte sur scanner abdominopelvien d’une dolicho-méga artère splénique donnant naissance à une volumineuse fistule artérioveineuse.
Développement de collatérales spléno-rénales et signes scannographies d’hypertension portale.

Discussion multidisciplinaire avec l’équipe de chirurgie digestive afin de proposer une prise en charge préservant la rate chez cette jeune patiente.
Ne rien faire ? Chirurgie ?

Décision d’arterio-embolisation de la fistule.

🔧 Technique :

Face à cette fistule et cette anatomie, plusieurs éléments sont à prendre en considération :

1)  Comment aborder cette fistule au plus prêt pour préserver le maximum de rate ? challenge rendu difficile par la tortuosité de l’artère splénique...
a.  Abord classique par voie fémorale ou brachiale ?
b.  Abord veineux portal trans-hépatique ?
c.   Ponction directe du volumineux anévrisme veineux splénique ?

On parvient par abord femoral et avec un désilet long à amener un micro cathéter 2.7F et une sonde 5F à proximité immédiate de la fistule.

2)  Quel agent d’embolisation utiliser ? en évitant le risque de migration dans le tronc porte et en intra-hépatique ?
a.  Coils ?
b.  Agent liquide ?
c.   Plug ?

On parvient à ancrer un coil concerto (
Medtronic) dans une branche artérielle intra-splénique pour réaliser un "plug" de coils (20mm x 50cm) Devant la persistance de la fuite, embolisation avec Onyx 34 a travers les coils.

Très bon résultat immédiat sans migration des agents d’embolisation.

✅ Suites opératoires :
Sortie à J1 d’hospitalisation. Pas de douleurs.
Sur le scanner de contrôle à 30 jours, occlusion satisfaisante de la fistule, disparition des signes d’hypertension portale et préservation des 2/3 de la rate.

Autre cas :

Radioembolisation : l’excellence à la française
Patient âgé de 69 ans, aux antécédents cardiovasculaires multiples,
Devant une cytolyse, découverte d'un CHC sur cirrhose de type NASH.
CHILD A5

La radio embolisation s’impose comme une stratégie thérapeutique puissante, ciblée et bien tolérée. En injectant des microsphères chargées d’yttrium-90 directement dans les artères nourricières de la tumeur, cette technique permet un traitement locorégional de grande précision.
👉 En France, nous avons la chance de bénéficier d’un écosystème structuré et innovant dans ce domaine comme en témoigne le registre national PROACTIF qui illustre parfaitement cette dynamique.
🔍 Ce registre permet non seulement de consolider nos données en vie réelle, mais aussi de promouvoir les bonnes pratiques, de renforcer la formation et de faire rayonner l’excellence française à l’échelle internationale.
🎯 Une approche à la fois scientifique et humaine, au service des patients atteints de cancer du foie.

Autre cas :

Patiente de 72 ans, venue en consultation pour une hémarthrose récidivante apparue dans les suites d’une prothèse totale de genou.

Depuis quelques années, l’embolisation ostéo-articulaire émerge comme une alternative mini-invasive pour le traitement des gonalgies chroniques et des hémarthroses, en particulier chez les patients fragiles ou en impasse thérapeutique.

👉 Cliniquement, la patiente présentait des douleurs invalidantes associées à des épisodes répétés d’hémarthrose.

💉 Le geste a été réalisé sous sédation légère :
• Ponction fémorale, puis angiographie confirmant une hyperhémie pathologique des artères géniculées.
• Navigation super-sélective à l’aide d’un cathéter et microcathéter.
• Embolisation ciblée par microparticules (en petite quantité) pour réduire le flux pathologique tout en préservant la vascularisation normale du genou.

📸 Les images pré- et post-embolisation montrent une régression nette de l’hyperhémie, avec une vascularisation physiologique conservée.

✅ À 3 mois : régression majeure des douleurs et de l’hémarthrose.
⏱️ Geste réalisé en 45 minutes, en ambulatoire, sans cicatrice, avec retour à domicile le jour même.

✨ Une belle démonstration de ce que permet aujourd’hui la radiologie interventionnelle : efficacité, sécurité, et confort pour le patient.

Autre cas :

L’équipe de Radiologie Interventionnelle du CHU de Lyon Sud Hospices Civils de Lyon - HCL (Pr Jean-Baptiste Pialat et Dr Alexandre GALAN) vous propose chaque jour une mise en lumière de techniques variées en radiologie interventionnelle, allant des procédures courantes aux cas les plus complexes. 🔬✨

🔎 Pour cette septième journée, focus sur l'embolisation MSK !

🔥🦴 Exemple d'une embolisation sur PTG restant douloureuse 🦴🔥

Geste réalisé maintenant par notre équipe :
Dr
Joris Lavigne Dr Bastien chalamet et Dr Ilyess Ben rejeb

🦵💥 Genou toujours douloureux malgré une prothèse totale ? Il existe une solution innovante venue du Japon 🇯🇵 : l’embolisation MSK !

Même après une prothèse totale de genou (PTG) techniquement réussie, jusqu’à 15-20 % des patients peuvent souffrir de douleurs chroniques 😣… sans infection, ni descellement, ni cause mécanique évidente.

👉 C’est là qu’intervient l’embolisation musculosquelettique (MSK) :

🩻 Une technique mini-invasive née au Japon 🇯🇵, qui cible l’hypervascularisation inflammatoire des artères géniculées, souvent responsable d’une synovite persistante douloureuse.

🛠️ Réalisée par un radiologue interventionnel sous guidage artériographique, cette procédure :
✔️ Se fait en ambulatoire
✔️ Sous anesthésie locale
✔️ Sans incision ni cicatrice
✔️ Avec retour rapide à la maison 🏠

📉 Résultat ? Une diminution marquée de la douleur, une amélioration de la qualité de vie 💃🕺, et souvent, l’évitement d’une ré-intervention chirurgicale.

🌍 Déjà bien établie en Asie et en pleine expansion en Europe, cette approche illustre le potentiel croissant de la radiologie interventionnelle dans la prise en charge des douleurs articulaires complexes.

🤝 Collaboration étroite entre radiologues, rhumatologues et chirurgiens = 🔑 du succès.

🧠 Innovation, précision et soulagement pour nos patients 👏

Autre cas :

Innover, c’est l’essence même de la radiologie interventionnelle.

Quand tout a été tenté, que les traitements classiques échouent… c’est souvent là que la RI entre en scène.

🔬 Avec notre équipe (
Antoine Mathivet, Martin Bertrand, Jean-Christophe GRIS, Isabelle Quéré) alliant les expertises des CHU de Nîmes et Recherche et innovation – CHU de Montpellier nous avons exploré une nouvelle voie pour traiter les ascites chyleuses réfractaires :
➡️ en créant des anastomoses lymphatico-veineuses, comme des shunts ciblés entre le système lymphatique central et le système veineux. En chirurgie et peut être par voie endovasculaire!!!!

🧠 Ce travail a donné lieu à une revue systématique publié dans
surgery et à la proposition d’un nouveau schéma thérapeutique, pour ne plus laisser ces patients en impasse.

📣 C’est ça, l’ADN de la RI : observer autrement, proposer autrement… et parfois ouvrir une porte qui n’existait pas.

Autre cas :

🔵 Métastase osseuse douloureuse chez un patient sportif de 67 ans : une prise en charge innovante en radiologie interventionnelle 🔵

📍 Patient actif présentant une métastase de l’aile iliaque droite d’un cancer pulmonaire, responsable de douleurs invalidantes, réfractaires à la morphine à forte dose.
⚠️ Conséquences : arrêt total du sport, perte d’autonomie, altération majeure de la qualité de vie.

🩺 Prise en charge en radiologie interventionnelle :

1️⃣ Cryoablation osseuse
➡️ Objectif : destruction tumorale locale
➡️ Technique : 3 aiguilles IceFORCE Boston Scientific positionnées sous guidage scanner
➡️ Intérêt : réduction du volume tumoral et effet antalgique rapide

2️⃣ Ostéosynthèse percutanée + cimentoplastie
➡️ Objectif : stabilisation mécanique de l’os
➡️ Pose de 3 vis + ciment sous anesthésie générale

🎯 Résultat : amélioration immédiate de la douleur, reprise de la mobilisation dès le jour même, sevrage rapide des morphiniques.

✅ Un exemple concret du rôle central de la radiologie interventionnelle dans l’oncologie palliative :

Procédure mini-invasive

Soulagement rapide

Préservation de la mobilité et de l’autonomie

Autre cas :

🔬 Radiologie interventionnelle et tumeurs desmoïdes : un tournant thérapeutique concret 🔍

Nous partageons aujourd’hui un cas récent réalisé à l’Institut Paoli-Calmettes (Marseille) illustrant l’apport de la cryothérapie dans la prise en charge des tumeurs desmoïdes intramusculaires.

👩‍⚕️ Patiente suivie pour un antécédent de carcinome lobulaire infiltrant et in situ du sein gauche, traitée par zonectomie, radiothérapie et hormonothérapie adjuvante.

📅 En octobre 2024, une masse surajoutée intramusculaire du cadran supéro-interne du sein gauche est découverte à l’échographie. Elle est symptomatique (douleurs en abduction /rotation externe) et responsable de troubles du sommeil.

🧠 La lésion (40 x 26 mm, au sein du muscle pectoral, légèrement évolutive sur les imageries successives) est documentée de façon histologique et révèle une tumeur desmoïde.

🎯 Après réunion de concertation pluridisciplinaire, il est retenu l’indication de de cryothérapie percutanée dans un objectif de contrôle local et à visée symptomatique.

⚙️ Procédure réalisée sous sédation :
• Repérage échographique précis
• Mise en place de deux aiguilles Ice-Rod (Boston Scientific) pour couvrir la totalité de la lésion
• Protection cutanée par aiguille YUEH et injection de produit de contraste dilué et anesthésie locale à la ropivacaïne
• Acquisitions hélicoïdales de contrôle avant/pendant/après le traitement pour suivi « en temps réel » de la zone d’ablation

✅ Résultat :
• Zone d’ablation parfaitement satisfaisante
• Aucune complication immédiate
• Sortie à J1 avec suites simples
• Disparition des symptômes fonctionnels et aucun déficit moteur ou sensitif
• IRM de contrôle à 1 et 3 mois sans signe de récidive

🧊 Ce cas souligne l’efficacité de la cryothérapie guidée par imagerie dans les tumeurs desmoïdes pariétales.

📚 Ce traitement s’intègre pleinement dans les résultats de l’étude CRYODESMO-01 (PMID : 33290994).

📣 La radiologie interventionnelle, au cœur des traitements personnalisés, minimalement invasifs, en collaboration avec les équipes de sénologie, d’oncologie et de chirurgie.

Autre cas :

Radiologie Interventionnelle Pré-Natale

Le chorioangiome placentaire est une tumeur rare bénigne vasculaire bénigne du placenta
Les formes géantes entrainent des complications sévères maternelles et foetales.
Ici une patiente de 37 ans, première grossesse, avec chorioangiome placentaire de 10 cm avec retentissement foetal important (anémie, cardiomégalie)
Décision de RCP de proposer une embolisation percutanée : celle ci est réalisée à 23 SA + 1

Naissance a 40 SA et développement ( 3 ans de suivi) sans complications.

Autre cas :

Mise en lumière du traitement des anévrismes des artères digestives par les techniques de radiologie interventionnelle .
Pour ce 9e jour du
RIchallenge, je souhaite partager avec vous un cas récent d'embolisation pris en charge au sein du CHU de Nice.

🧬 Contexte clinique :
Patiente de 56 ans, suivie dans le cadre d’un Lupus et syndrome de Sjögren, qui présente un anévrisme de 11 mm du tronc cœliaque, asymptomatique et stable en volume sur les imageries de contrôles. Cependant, apparition de douleurs intenses épigastriques depuis quelques jours motivant la réalisation d’une IRM à la recherche d’une pathologie biliaire.
Pas d’anomalie hépatique ou biliaire mais hypersignal T1 autour de l’anévrisme avec discrète augmentation volumique, évoquant une complication de cet anévrisme.
Devant le risque de rupture, et malgré sa petite taille, un traitement est décidé de manière multidisciplinaire et l’embolisation, technique la moins invasive, est retenue.

🧭 Le traitement :
Un angioscanner est d’abord effectué afin d’étudier précisément l’anatomie. On visualise l'apparition d'une dissection de la paroi anévrismale avec un hématome périphérique. Il n'y a pas de variante anatomique. Le traitement endovasculaire est alors effectuée sous anesthésie générale.
La mise en place d’un stent couvert est difficile à ce niveau car la zone à traiter est courte, avec des risques de fuite. L’embolisation par exclusion avec la technique de ‘sandwich’ est donc retenue. Il faut occlure les branches distales et l’artère porteuse, tout en conservant la collatéralité. Ici, l’artère gastrique gauche est volumineuse et difficile à cathétériser, et des coils sont utilisés pour l'occlure. L’artère splénique est traitée par un Plug, puis l’artère hépatique, l’anévrisme et le tronc coeliaque sont occlus à l’aide de coils 3D.
La vascularisation hépatique, splénique et gastrique est directement reprise par la collatéralité sur le contrôle final. Le scanner effectué dans le suivi ne montre pas d'infarctus hépatique ni splénique car l'embolisation reste proximale.

💡 Ce type de procédure illustre à quel point la radiologie interventionnelle peut offrir une alternative mini invasive mais néanmoins complexe dans la prise en charge multidisciplinaire des anévrismes viscéraux, que ce soit dans un contexte d’urgence comme ici, ou pour une prise en charge programmée.

Autre cas :

Thermoablation d'une métastase - Cibler la maladie, préserver le patient

Patiente de 86 ans, atteinte d’un cancer du poumon.
Bonne réponse à l’immunothérapie… sauf pour une lésion du foie.

👉 En réunion de concertation pluridisciplinaire, décision de proposer une thermoablation ciblée.

Sous guidage scanner : mise en place précise de l’aiguille.
Puis, 5 minutes de chauffe.
Retrait de l’aiguille. C’est terminé.

✅ Un geste ciblé.
✅ Retour à domicile le lendemain.


📚 Une preuve que l’ablation ciblée peut être une alternative efficace, sûre et moins invasive, dans les métastases hépatiques.

Autre cas :

L’embolisation lymphatique !

La gestion des complications post opératoires fait partie intégrante de l’activité de radiologie interventionnelle.
Pouvoir gérer de façon mini invasive ces complications permet d’éviter une aggravation des patients et des reprises chirurgicales, permet un cicatrice plus rapide et une amélioration de l’état des patients.

Embolisation artérielle des complications hémorragiques, drainage percutané des collections post opératoires, drainage pleural ou d’ascite… tous ces gestes se font sous anesthésie locale ou sous sédation si besoin.

💡Une des complications qui peut s’avérer difficile à gérer est la fuite lymphatique, qui survient après curage ganglionnaire : ascite chyleuse, lymphocèle… parfois un drainage peut suffire, mais quand la fuite persiste le patient se dénutrie, le risque d’infection augmente, et dans de rare cas le décès peut survenir des suites de ces complications.

🩻 Là encore, le radiologue peut traiter directement la fuite, en réalisant une embolisation lymphatique.

Nous réalisons la lymphographie par ponction ganglionnaire en inguinal, et par injection lente de Lipiodol
Guerbet nous faisons apparaître l’invisible : le réseau lymphatique et la fuite lymphatique. Parfois l’injection de lipiodol suffit, sinon nous réalisons une embolisation percutané de la fuite à la colle biologique Glubran.

🏥 Je vous parle d’une patiente qui présentait une ascite importante après curage ganglionnaire rétro péritonéal. Le drainage avait permis de soulager efficacement la patiente, mais la fuite persistait avec plus d’1L/jour dans le drain, malgré une lymphographie inguinale bilatérale réalisée au moment du drainage.
Le scanner de contrôle montrait du lipiodol en intra péritonéal et autour du drain : la fuite était proche !

Par cathétérisme via le drain en place nous avons pu retrouver la fuite et cathétériser directement le lymphatique en cause pour réaliser une embolisation à la colle de celui ci.

🏆 Efficacité spectaculaire ON/OFF avec un tarissement complet de la fuite après embolisation.

Autre cas :

Douleur vertébrogénique ? Le nerf basivertébral a trouvé plus chaud que lui.

💬 Le traitement conventionnel trouve rapidement ses limites face aux lombalgies chroniques liées à des modifications des plateaux vertébraux type Modic 1 ou 2.

Alors…
Nous faisons parler la chaleur.

💡 La thermoablation du nerf basivertébral

Une révolution silencieuse.
Mini-invasive. Terriblement efficace.

❓Pourquoi ?

- Parce que je ne compte plus les jeunes adultes actifs en souffrance chronique, en restriction d’activité…
(et le coût socio-économique qui en découle).

- Et surtout : Parce que nous pouvons agir.
Avec précision, sans prothèse, sans incision.

🏥 Au CHU de Nîmes, nous avons été parmi les tout premiers centres en France à introduire cette technique.
✔ Protocole structuré
✔ Suivi rigoureux
✔ Collaboration multidisciplinaire exemplaire dans le cadre de la Clinique du Dos du CHU.

🎯 La cible : le nerf basivertébral, à sa terminaison dans le corps vertébral.

🛠 Nous utilisons :

Le générateur de radiofréquence OsteoCool (Medtronic)

Une aiguille de RF 7 mm
→ permettant une sphère d’ablation de 11×10 mm

📍 En fonction de l’étage, l’abord est transpédiculaire, latérovertébral ou trans-sacro-iliaque pour S1 (voie d'abord que j’ai adaptée en substitution à la méthode classique à sonde courbe)

👩‍⚕️ Cas clinique

Patiente de 56 ans avec lombalgies inflammatoires depuis plus de 2 ans.
📉 Raideur rachidienne, arrêts itératifs, sommeil altéré…

🔬 Résultat :

Amélioration nette à 1 mois

Régression quasi totale du signal Modic 1 à 3 mois

Qualité de vie restaurée

Ce cas souligne le phénomène de neurotisation du NBV et l’inflammation conséquente dite "neurogène"

💥 L’algoradiologie interventionnelle, ça change des vies.

Et rien ne vaut la reconnaissance des patients.

Autre cas :

✨ Biopsies sous guidage : quand la radiologie devient la main du diagnostic

En médecine, poser un diagnostic précis, c’est souvent la clé d’un traitement efficace. Mais comment accéder à un organe profond ou à une lésion discrète sans ouvrir le corps ?
👉 Grâce à la radiologie interventionnelle.

🎯 Le rôle du radiologue interventionnel ?
Réaliser des biopsies ciblées, en s’appuyant sur l’imagerie médicale pour guider une aiguille avec une précision millimétrique, directement vers la zone à prélever.

📍Les outils de guidage :
Échographie : en temps réel
Scanner (CT) : pour les lésions profondes
Radiographie ou radioscopie : dans certains cas osseux

💡 Pourquoi c’est important :
Ciblage précis = échantillon fiable
Mini-invasif = sous anesthésie locale, moins de douleur, récupération rapide
Ambulatoire = le patient rentre chez lui le jour-même

Ces biopsies permettent de diagnostiquer :
Cancers
Infections profondes
Maladies inflammatoires
Suspicion de rechute / contrôle de traitement

La radiologie interventionnelle, c’est un acte médical de précision, au cœur du parcours diagnostique moderne.

Autre cas :

Anévrisme de l'artère splénique de 25 mm de grand axe chez une patiente aux antécédents de cirrhose alcoolique sevrée avec hypertension portale.

➡️ Embolisation en radiologie interventionnelle

Sous sédation anesthésique et anesthésie locale.
Seldinger artériel fémoral commun droit 6F avec introducteur long Flexor.
Cathétérisme du tronc coeliaque puis de l'artère splénique à l'aide d'une sonde Cobra C2 Cordis 4F.
🗺 Graphie initiale de l’artère splénique permettant le repérage de l’anévrisme de l’artère splénique et de ses afférences vasculaires.
🧭 Micro cathétérisme sélectif au micro cathéter Progreat 2.8 de l'artère en cause.
🎯Embolisation avec plusieurs coïls Prestige Balt puis complément d’embolisation par agent liquide avec 2 ml d’Onyx 34.

▶️Contrôle angiographique (et plus tard TDM) montrant le remplissage du sac et la perméabilité de l’artère efférente vascularisant la rate.

Retrait du matériel de cathétérisme en fin de procédure. Angioseal fémoral.

Autre cas :

Ablation percutanée à visée curative de métastases hépatiques d’un adénocarcinome rectal stade IV

🔹 Patient avec un cancer rectal pT3 pN2 M1a, opéré en 2020
🔹 Suivi d’un traitement systémique, puis de 4 sessions d’ablation percutanée des métastases hépatiques
🔹 Chaque geste sous anesthésie générale : guidage image, insertion d’aiguille de micro-ondes, destruction de la lésion en quelques minutes avec marge de sécurité
🔹 Retour à domicile 48h plus tard

📆 Aujourd’hui, 5 ans plus tard, ce patient est en rémission complète, sans récidive des métastases hépatiques traitées.

💬 Il y a quelques années encore, un stade IV de cancer colorectal signifiait un pronostic extrêmement sombre. Désormais de nombreux patients peuvent être guéris !

Aujourd’hui, grâce aux traitements multimodaux et à l’innovation technologique, l’ablation percutanée fait désormais partie intégrante des stratégies curatives chez les patients sélectionnés.

Autre cas :

L’essor de la radiologie interventionnelle ne peut se faire qu’avec des chirurgiens de haut niveau et bienveillants.

C’est particulièrement vrai dans le domaine exigeant des thermoablations hépatiques.

Ce sont ces chirurgiens qui, les premiers, identifient l’indication. Ils connaissent l’histoire du patient, anticipent les risques et en concertation avec les radiologues proposent une approche mini-invasive.

🎯 La thermoablation n’est pas une alternative par défaut. C’est une option stratégique, choisie ensemble, avec les chirurgiens, pour préserver la qualité de vie, limiter les complications, ou préparer une chirurgie future.

🤝 Cette collaboration n’est pas une simple juxtaposition d’expertises. C’est une véritable alliance clinique, basée sur la confiance, la communication et le souci partagé du meilleur soin.

🙏 En radiologie interventionnelle oncologique, nous devons beaucoup à nos collègues chirurgiens : leur regard global, leur rigueur, leur ouverture.

Patient pris en charge pour une TNE digestive avec métastases hépatiques synchrones traitées par hépatectomie droite.
Récidive sous forme d’une lésion sous cardiaque.
Décision RCP de thermoablation.
(Nécessité d’hydrodissection de l'area nuda, merci au professeur Julien Garnon!)

L’aera nuda est l’aire hépatique dépéritonisée à la partie supérieure et postérieure du foie, circonscrite par le ligament coronaire. Connaître son anatomie est utile pour la réalisation d’hydrodissections durant les thermoablations hépatiques.

RAPPEL L’aera nuda est située à la partie supérieure et postérieure du foie et correspond à une zone dépéritonisée ou le parenchyme hépatique est directement en rapport avec le diaphragme. La ponction de cet espace clos et l’injection de sérum physiologie autorise l’écartement du diaphragme et du cœur, du parenchyme hépatique afin d’éviter les lésions thermiques iatrogènes durant les thermoablations de lésions hépatiques situées proches du cœur. Le déplacement du diaphragme était en moyenne de 10,8 mm (6–18 mm) après une injection moyenne de 126 mL (80–200 mL).

L’aera nuda correspond à un espace clos entre le diaphragme et le foie. Son remplissage par du sérum physiologie permet d’écarter le diaphragme et le cœur lors de thermoablation de la partie supérieure du foie.

Autre cas :

Patient de 78 ans.
Hépatectomie droite pour CHC avec récidive précoce sur foie restant traitée par MWA.
Métastases rachidiennes thoraciques traitées par immunothérapie et radiothérapie, consolidées par cimentoplastie.
Actuellement sous 2ème ligne d’immunothérapie.
Apparition de douleurs ilio-pubiennes gauches avec au CT de suivi présence d’une fracture pathologique de la branche ilio-pubienne sur progression unique de localisation secondaire (fig. 1 et 2).
Décision RCP de cytoréduction par électrochimiothérapie suivi d’un vissage cimenté.

Procédure réalisée sous anesthésie générale :
CBCT au temps portal. Planification de trajectoires.

Sous guidage échographique et aidé des trajectoires planifiées, mise en place de six aiguilles à électroporation avec 40 mm de zone active (
IGEA Electroporation) dans la lésion.
CBCT de contrôle (fig. 3 et 4).
Injection intraveineuse de Bléomycine puis délivrance des pulses.

Par la suite, sous guidage fluoroscopique et aidé de la trajectoire planifiée, mise en place d'un trocart (
Thiebaud Advanced Surgical Technology) par voie trans-symphysaire dans la branche ilio-pubienne gauche avec extrémité située en regard du cotyle (fig. 5).
Au travers du trocart, injection de ciment (
Stryker) puis sur broche de Kirschner mise en place d'une vis filetée (Stryker) (fig. 6).
CBCT de contrôle (fig. 7).

Autre cas :

Sclérose percutanée d’une fistule duro-veineuse selon la technique de Mark Mamlouk, MD

📖 Contexte
Une patiente de 58 ans, avec antécédent de cancer du sein, consulte pour des céphalées chroniques intenses et une asthénie majeure altérant sa qualité de vie.
Sur l’IRM initiale réalisée hors centre (Fig. 1), un épaississement pachyméningé diffus a fait évoquer à tort une pachyméningite tumorale.

🔍 Diagnostic:
Grâce à la collaboration étroite neurologue–neuroradiologue, le diagnostic est redressé en faveur d’une hypotension intracrânienne.
Outre l'épaississement pachyméningé, l'analyse de l'IRM cérébrale (Fig 1.) montre un bombement hypophysaire, une dilatation des sinus veineux et un glissement caudal du tronc cérébral
En l’absence de brèche à l’IRM médullaire, une fistule duro-veineuse est jugée probable.

Un myéloscanner dynamique en décubitus latéral droit révèle un diverticule méningé T6–T7 droit communicant avec une veine lombaire droite anormalement opacifiée (Fig. 2).

🔪 Technique :
Sous anesthésie locale et guidage scanner, ponction foraminale T6–T7 droite avec aiguille 20 G.
Injection de quelques mL de produit de contraste pour repérer le diverticule.
Avancée de l’aiguille jusqu’au diverticule, puis dépôt lent de colle biologique résorbable.
Contrôle post-procédural montrant une diffusion optimale de la colle dans la veine lombaire T6–T7 droite et une occlusion de la fistule.

✅ Résultats :
Le lendemain, la patiente rapporte une nette régression des céphalées et des vertiges qui céderont rapidement grâce aux bons soins de nos amis neurologues.
A 3 mois, la patiente rapporte une disparition complète des céphalées et de l’asthénie lui permettant de reprendre une vie normale.
L’IRM (Fig. 3) montre une disparition complète des signes d’hypotension intracrânienne.

💡 Conclusion
Cette réussite illustre l’efficacité de la radiologie— du diagnostic à la thérapeutique — dans la prise en charge d’une pathologie souvent méconnue, grâce à une étroite collaboration avec les spécialistes d’organes.


Références clés
Mamlouk et al., Radiology, 2021
Mamlouk et al., Headache, 2022
Callen et al., AJNR, 2023





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