DELF B2 - EXERCICE DE PRODUCTION ORALE (ET ECRITE, si vous le souhaitez !)
Rappel : L’oral du DELF B2 consiste en une seule épreuve de 50 minutes. 30 minutes de préparation d’un sujet tiré au sort. 20 minutes de passation. (Présentation). Vous dégagerez le problème soulevé par le document ci-dessous. Vous présenterez votre opinion sur le sujet de manière argumentée et vous le défendrez si nécessaire.
LE SUJET ! Faut-il donner de l’argent de poche à ses enfants ?
Voici le texte à étudier. Vous avez trente minutes :
« Selon une étude réalisée par l’institut CSA, pour le crédit agricole, 45 % des enfants de 6 à 15 ans percevaient de l’argent de poche. En moyenne, les parents commencent à donner de l’argent lorsque leur enfant atteint l’âge de 9 ans. Cependant, 50 % des parents de moins de 8 ans donnent déjà de l’argent de poche à leur enfant. Tout l’art étant de donner ni trop ni pas assez pour permettre à son enfant à apprendre à gérer son budget. Vous pourrez ensuite décider de la possibilité ou non de « primes à l’effort ». Ces extras ne devront pas concerner les tâches quotidiennes qui doivent être assumées par tous les membres de la famille (faire la vaisselle, débarrasser la table, passer le balai, etc…) mais bien des corvées ponctuelles, comme passer la tondeuse. Votre enfant prendra ainsi conscience de l’effort nécessaire pour gagner de l’argent ». (Isabelle Cantavero).
INTRODUCTION Le thème de l’article, écrit par Isabelle Cantavero, est l’argent de poche des enfants. Les questions sont fondamentales : Pourquoi faut-il donner de l’argent de poche aux enfants ? Combien et quand donner de l’argent de poche aux enfants ? Faut-il demander quelque chose aux enfants en échange ? Selon moi, il faut rappeler le rôle des parents.
ARGUMENTAIRE D’abord, le texte indique bien l’importance de l’âge de l’enfant. Donner de l’argent de poche à des enfants trop petits ne sert à rien car ils ne connaissent pas l’argent. Les enfants très jeunes ont des besoins et des envies. Les parents doivent leur enseigner progressivement la différence. Ensuite, fixer le montant de l’argent de poche est primordial. Mais là aussi, il faut éduquer les enfants à comprendre la valeur de l’argent. Ne pas donner beaucoup permet d’inculquer des réflexes, notamment celui de gérer l’argent et de contrôler les dépenses. Ainsi, l’enfant, à partir d’un certain âge, va économiser pour acquérir quelque chose, comme un jouet, un livre. Toutefois, je pense que les parents conservent le rôle essentiel d’autoriser ou non l’achat de l’enfant. En effet, si l’enfant achète une vidéo et qu’il gaspille son temps ensuite devant la télévision, ce n’est pas acceptable. En revanche, stimuler l’enfant, l’accompagner dans ses choix, l’aider à comparer entre plusieurs produits, calculer avec lui le prix, acheter au bon moment, notamment quand il y a des soldes, lui expliquer qu’il faut acheter de la qualité, sont des techniques d’éducation très valorisantes. Bien sûr, si l’enfant est un pré adolescent, ou un adolescent, c’est différent. L’autonomie de l’adolescent est plus grande. Le contrôle des parents est moindre. Néanmoins, à mon avis, le rôle éducatif des parents reste toujours aussi important. Demander quelque chose en échange de l’argent de poche peut parfois être utile. Cependant, argent de poche ou pas, l’enfant et l’adolescent doivent étudier le mieux possible à l’école. Les parents ne peuvent pas ‘acheter » le sérieux, la motivation et l’assiduité à l’école. En revanche, les parents peuvent augmenter l’argent de poche, si l’enfant s’investit dans certaines tâches à la maison, comme le texte l’indique. L’expression « primes à l’effort » signifie, pour moi, donner de l’argent lorsque l’enfant fait volontairement quelque chose qu’il ne fait pas d’habitude. Ainsi, je partage totalement l’opinion de l’auteur de l’article. Il faut bien distinguer les tâches ménagères que l’enfant partage avec les autres membres de la famille et les tâches exceptionnelles. Je souhaiterais expliquer aussi que les enfants ont des personnalités différentes. Les parents doivent s’adapter aux enfants. J’aimerais ajouter que les familles sont souvent séparées à cause des divorces. Ainsi, le papa et la maman peuvent avoir des opinions divergentes sur l’argent de poche. En conclusion, le texte étudié est une bonne synthèse des enjeux de l’argent de poche aux enfants. Pourtant, ce texte n’insiste pas assez sur le rôle de l’école même si les parents sont responsables de l’éducation de l’enfant. Le texte aurait pu aussi mentionner le rôle des nouvelles technologies. Les enfants ont de plus en plus une vie virtuelle. D’où l’importance de leur apprendre la fonction de l’argent dans la vie réelle. En dernier lieu, l’équilibre de l’enfant demeure la priorité absolue. Par conséquent, l’entourage familial reste fondamental. VOCABULAIRE
Inculquer : donner une habitude à quelqu’un, une manière de faire, de travailler… Ainsi, on doit inculquer le goût de la lecture aux enfants.
Acquérir : avoir, obtenir, acheter…. Il a acquis une maison. Il a acquis des connaissances. C’est une acquisition. Gaspiller : utiliser quelque chose sans faire attention…. Il gaspille la nourriture. Il gaspille le temps. C’est le gaspillage.
Stimuler : encourager, donner envie de faire quelque chose. Voyager stimule la curiosité. C’est la stimulation. L’assiduité : Ne pas être absent. Etre présent. Venir aux cours. Aller travailler. Il est assidu aux cours de français. Etre assidu.
Moindre : moins important. Le danger est moindre. Une opinion divergente : une opinion différente.
S’investir : Passer du temps à faire quelque chose. Je m’investis dans une association de protection des animaux. On utilise aussi le verbe investir ainsi : j’ai investi dans une entreprise, j’ai investi de l’argent dans une maison. C’est l’investissement.
Gaspiller : ne pas faire attention. Je gaspille la nourriture. C’est la gaspillage.
